Bio

Né en 1953 à Oran, en Algérie française, Robert Ménard a neuf ans lorsque sa famille rentre en métropole.

Il suit les cours d’un collège religieux et envisage de devenir prêtre.
Poursuivant ses études à Montpellier, il choisit la philosophie. À Béziers, Robert Ménard est proche des milieux anarchistes puis trotskistes et milite à la Ligue communiste révolutionnaire, de 1973 à 1979. Il s’inscrit par la suite au Parti socialiste.

Dans la mouvance des premières radios libres, avant la libéralisation des ondes de 1981, Robert Ménard crée, en 1978, Radio Pomarèdes et devient président de l’Association pour la Liberté des Ondes. Il devient alors la cible de très nombreuses poursuites judiciaires pour violation du monopole. Lors d’un de ses procès, François Mitterrand sera son témoin de moralité.

De 1983 à 1989, il est journaliste à Radio France Hérault.

Choqué par la couverture médiatique des conflits dans le tiers-monde, Robert Ménard crée Reporters sans frontières en juin 1985, à Montpellier.

Activiste acharné, il réussit à faire de cette petite association née en Province la plus grande organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde. De la Tunisie à Cuba, en passant par la Turquie, l’Algérie ou le Burkina Faso, on ne compte plus les pays dans lesquels il est interdit de séjour, du fait de ses prises de position courageuses en faveur de la liberté de la presse.

En 2004, Robert Ménard fonde la revue trimestrielle Médias, en guise de réponse aux critiques lui reprochant de se préoccuper davantage des journalistes emprisonnés à l’étranger que de la situation des médias en France.

Robert Ménard est promu chevalier de la Légion d’honneur le 23 mars 2008. Hasard du calendrier, il ne l’apprend que le lendemain par les médias, alors que des images de quelques manifestants de Reporters sans frontières perturbant la cérémonie d’allumage de la flamme olympique en Grèce font le tour du monde. En effet, afin de protester contre les violations des droits de l’homme en Chine avant les JO de Pékin, Robert Ménard a décidé de s’approcher de la tribune officielle lors du discours du responsable chinois à Olympie sous le slogan : « Freedom in China ! » Il organise ensuite un véritable mouvement de contestation lors du passage de la flamme à Paris : plusieurs grimpeurs accrocheront des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symbole de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris. Robert Ménard grimpera lui-même, de nuit, sur Notre-Dame, afin d’y brandir ce même drapeau.

Quelques mois plus tard, il est encore une fois interpellé sur les Champs-Élysées alors qu’il proteste contre la présence du président syrien à la tribune officielle du défilé du 14 juillet 2008.

Le 30 septembre 2008, Robert Ménard annonce sa démission et quitte la direction de Reporters sans frontières.

De mars 2010 à juillet 2012, il anima « Ménard sans interdit » sur la chaîne d’information continue
i>télé. Et il prit la tête de la matinale de Sud Radio (7h-9h) d’août 2011 à mars 2012, pour y mener ensuite les interviews politiques jusqu’à fin juin 2012.

Robert Ménard est marié à Emmanuelle Duverger, rédactrice en chef de la revue trimestrielle Médias, responsable des Editions Mordicus et ancienne juriste à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).
Ensemble, ils ont écrit plusieurs livres, dont « La Censure des bien-pensants » et « Vive Le Pen ! ».

[Cette biographie comprend de larges extraits de la page Wikipedia « Robert Ménard »]