Contre le mariage gay 

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Dieu merci, le Parti radical de gauche ne pèse pas lourd sur la scène politique. On avait déjà entendu Jean-Michel Baylet, son chef de file, faire l’apologie de la légalisation du haschich au moment des primaires socialistes ; cette fois, nos radicaux s’en prennent à l’Eglise. Alors que le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, a invité tous les fidèles à prier pour que « les enfants et les jeunes (…) puissent bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère », le secrétaire national à la laïcité du PRG est monté sur ses grands chevaux, vitupérant « l’Eglise [qui] n’a aucune légitimité démocratique pour s’immiscer dans le débat politique en France ».

Soyons sérieux ! Bien sûr que l’Eglise est dans son rôle. Il serait même confondant qu’elle ne dise pas son opposition au mariage homosexuel et à l’adoption par des couples du même sexe. Et, contrairement à ce que disent les représentants auto-proclamés du lobby gay, cette prière n’est pas « un terreau pour la discrimination et pour l’homophobie ». On a le droit, ne leur en déplaise, d’être opposé au mariage gay sans pour autant être homophobe. On peut combattre les discriminations dont sont encore victimes trop d’homosexuels sans approuver ce nouveau pas dans la destruction méthodique de la famille.

Contrairement à ce qu’on nous sermonne, ce n’est pas là un combat « d’arrière-garde ». Ce n’est pas parce que d’autres pays occidentaux ont légalisé mariage et adoption homosexuels, que nous devons le faire à notre tour. La Suède ou les Pays-Bas seraient donc les temples de la modernité, les exemples à suivre ? Etonnante argumentation déjà servie dans d’autres dossiers ! Un des derniers en date étant justement la légalisation des drogues dites « douces », chère au Président des Radicaux de gauche…

Autre argument des pro-mariage gay : moins de la moitié des couples français sont « légaux » (44% seulement sont mariés et 2% pacsés, selon Le Monde). Il n’y aurait donc plus de « modèle unique ». Et alors ? Quel rapport avec le fait de vouloir en finir avec un modèle de lignage, de filiation qui structure nos sociétés depuis toujours ? Le mariage n’est pas, que je sache, la simple légalisation d’un rapport affectif.

Reste la dernière banderille plantée dans le dos de l’Eglise : « En quoi deux hommes ou deux femmes seraient moins capables qu’un homme et une femme d’éduquer des enfants ? » Là, j’ai le vague sentiment qu’on me prend pour un imbécile. Comme s’il s’agissait de cela ! Comme s’il s’agissait de capacité individuelle à éduquer ! Non, il est question de l’impérieuse nécessité pour un enfant de disposer d’un père et d’une mère, comme il est, que je sache, toujours besoin d’un homme et d’une femme pour faire un enfant. Mais que pèse l’intérêt d’un enfant face à la tyrannie du droit des adultes à assouvir leurs désirs, tous leurs désirs ?

Au fond, on est pour le mariage et l’adoption homos parce que c’est dans l’air du temps, parce qu’on ne veut pas être taxé de ringard, parce que c’est mainstream. Quand j’étais jeune, on disait qu’il fallait « être dans le vent ». Comme une feuille morte.

Robert Ménard
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