Questions en vrac

Les coups de filet anti-islamistes se poursuivent. Perquisitions, arrestations, expulsions, refus de visas, pas un jour sans une opération coup de poing sur le front de la lutte contre le terrorisme. Et je serai le dernier, ici, à critiquer une politique de fermeté que je ne cesse d’appeler de mes vœux. Même si, pas tout à fait naïf, je peux m’interroger sur un planning coïncidant étrangement avec le calendrier électoral…

Etre implacable avec ceux qui s’adonnent au terrorisme, qui flirtent avec le terrorisme, qui font l’apologie du terrorisme, bien sûr. Mais si, dans le même temps, on se départissait enfin de cette prudence qui nous colle à la plume dès que nous abordons ces questions. Si l’on osait s’interroger sur les liens entre islamisme et terrorisme, entre immigration massive et une certaine violence. Si l’on cessait de tourner autour des mots, ajoutant des conditionnels, des précautions de style, de peur de se voir rejeter dans le camp des xénophobes, pour ne pas dire des fachos.

Et, à y être, nous pourrions aussi oser d’autres questions : peut-on accueillir une immigration de peuplement, majoritairement musulmane, sans mettre en cause notre vieille Europe, sans l’obliger à changer radicalement ? Y a-t-il compatibilité entre notre mode de vie, de penser, d’être et ceux de populations à l’histoire, à la culture si différentes des nôtres ? Sommes-nous prêts à des renoncements importants sur ce qui a fait, jusqu’à présent, notre spécificité ?

Questions dérangeantes. Questions importantes. Questions immorales aussi selon certains. Mais qu’importe…

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