Duplicité

Encore un mot sur les pieds noirs. Je sais, cela ressemble à une obsession. Mais quand même, écoutez ça.

Dimanche dernier, toujours à Perpignan et toujours au congrès du Cercle algérianiste, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a lu un message du chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy finissait cette adresse par ces mots : « Je vous affirme que 2012 sera l’année du souvenir et du recueillement, et sûrement pas celle de la repentance. »

Le 18 janvier, le même Nicolas Sarkozy avait envoyé une lettre au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour tenter de le calmer, quelques jours avant le vote, au Sénat, de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Et que contenait son courrier ? Une énumération des pages noires de l’histoire de France : la traite négrière, le rôle de l’Etat dans la déportation des Juifs et… « les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie. »

Dix jours avant sa grande déclaration contre la repentance à Perpignan !

Tout cela porte un nom : la duplicité.

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